Expatriation : réel besoin d’une adaptation culturelle.

Capture d’écran 2015-01-25 à 11.45.55De nos jours il semble facile de quitter son pays natal pour s’installer à l’étranger. A quelques  exceptions près : les transports sont sécurisés et abordables, les formalités ne sont pas insurmontables, le liens avec le pays d’origine ne sont jamais totalement rompus. Le monde est devenu une petite planète !

Cependant, cela reste une aventure humaine et le candidat à l’expatriation doit savoir qu’il suivra un nécessaire processus d’adaptation culturelle fait de hauts et de bas psychologiques. C’est un processus maintenant bien connu, et universel, dont je reprendrai les grandes lignes dans cet article.

L’euphorie de l’arrivée.
Au début tout ira parfaitement bien. Le nouvel arrivant sera dans l’excitation du changement, curieux de tout. Il s’amusera à noter des différences superficielles et plaisantes entre son nouvel environnement et celui de son pays d’origine. Il observera aussi quelques similitudes troublantes et trouvera quelques références identiques bien rassurantes. C’est l’étape de la « lune de miel » !

Le premier choc physiologique.
Il viendra avec l’impression de retomber à la première marche de la pyramide de Maslow avec la recherche du rééquilibrage des besoins physiologiques : adaptation à l’alimentation locale, au rythme de vie quotidien différent du fait des habitudes locales et/ou du décalage horaire , acclimatation à la température et à l’hygrométrie.
A supposer bien sûr que le migrant dispose déjà d’un logement et d’un travail. Sinon le défi sera un peu plus conséquent.
A la fatigue physique que cela engendre s’ajoutera la fatigue cérébrale de devoir s’exprimer dans une langue étrangère. Cette dernière ne doit pas être sous-estimée même si l’on possède de solides bases linguistiques.

Il faut donc se préparer à une petite dépression, au mal du pays.. et à quelques pensées négatives de retour en arrière. Surmonter ce premier choc physiologique demande juste du temps et de la patience. Progressivement les choses vont se mettre en place : accommodation aux nouveaux modes de transport, habitudes dans les commerces de proximité, meilleure connaissance des administrations…

Le second choc culturel.
C’est un choc plus important et il durera un peu plus longtemps.
Une fois les questions domestiques totalement ou partiellement résolues, le migrant montera allègrement plusieurs marches de la pyramide de Maslow – c’est la bonne nouvelle ! – la mauvaise : c’est que surgiront du même coup des interrogations plus complexes et des besoin nouveaux relatifs à l’appartenance à un groupe, qui est encore étranger, et au besoin d’estime des autres, encore mal connus.
Des questions d’identité vont se poser. Que fais-je ici ? Quelle est ma place dans cette société nouvelle ? Comment suis-je perçu ? Comment vais-je évoluer ?
C’est certainement la phase la plus critique car elle marque la fin du statut de touriste et le début de celui de permanent dans le pays.
Des difficultés psychologiques vont se manifester au travers de nouvelles pertes de repères, d’agacements, de fatigue mentale, d’impatience et de critique de l’environnement.

Il n’y a pas de recette miracle autre que revenir aux raisons fondamentales de son choix et de persévérer si on est convaincu de sa justesse… ou bien d’envisager de rentrer au pays si les conditions de vie ne sont pas celles que l’on avait imaginées. Ici encore il ne faut rien précipiter et laisser du temps au temps pour que l’adaptation culturelle se fasse.
Il est possible d’accélérer un peu le mouvement en multipliant les contacts sociaux : participation à des groupes locaux et associations, perfectionnement de la communication verbale, imprégnation de la culture locale.
Il ne faut pas oublier que le migrant a aussi des choses à apporter dans son nouveau pays. C’est une démarche gagnant-gagnant.
Il doit donc être actif dans la société et chercher à atteindre son degré d’autonomie et d’indépendance pour pouvoir vivre pleinement la nouvelle vie qu’il a choisie.

Références :

https://madamemarieeve.wordpress.com/2010/12/12/la-pyramide-des-besoins-de-maslow-vue-dun-point-de-vue-pedagogique/

http://gestion-des-temps.bodet-software.com/expatriation-choc-culturel/

https://www.bve.ulaval.ca/accompagnement_des_etudiants_etrangers/vivre_a_quebec/choc_culturel_et_adaptation/

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