Le monde devient plat… mais jamais la culture ne le sera !

Dans son ouvrage « The world is flat » , Thomas Friedman nous décrit très bien les changements fondamentaux induits par la globalisation. Il nous explique comment cela a été rendu possible par les effets conjugués des nouvelles technologies de communication (ordinateur portable, fibres optiques, télécommunication…) et des stratégies commerciales et industrielles innovantes. La globalisation apparaît aujourd’hui comme irréversible et en constante accélération.

Et pourtant, de mon humble point de vue, il existe de limites à l’expansion de l’aplanissement.
Elles résident toutes dans la communication entre les gens.

En effet quand on l’observe bien on s’aperçoit vite que la globalisation impose la segmentation des activités. On découpe les activités faites par une seule personne, par un seul groupe, à un même endroit, en tâches basiques et moins complexes qui peuvent être facilement délocalisées vers d’autres personnes à des endroits différents.
Il est admis que les processus ainsi segmentés sont généralement plus efficaces : les activités sont exécutées plus rapidement, avec moins d’erreur et bien sûr à moindre coût. Mais ils deviennent aussi beaucoup moins performants pour le traitement des cas particuliers non standard et requièrent une communication beaucoup plus importante entre les différents acteurs.

La vulnérabilité des processus, qui se mesurait par le passé par leur risque d’erreurs, s’apprécie maintenant en fonction de leurs nombres de ruptures de tâches (segmentations). Car c’est à l’endroit précis de la frontière entre deux tâches que le risque existe.  La parade est une bonne définition des responsabilités et surtout une bonne communication.

Une bonne communication nécessite :

–  des outils appropriés : nous les avons et ce n’est plus un problème,

–  un langage commun : l’anglais s’est imposé avec pour conséquence de laisser pour compte celles et ceux qui le parlent pas,  et paradoxe de cette suprématie de voir s’appauvrir cette belle langue jusqu’à l’émergence d’un « business anglais » international qui n’est pas sans rappeler le « latin de cuisine » . Mais ceci est un autre sujet.

– une bonne communication : là nous touchons au point essentiel qui est certainement le défi le plus important pour une globalisation ultime réussie : la diversité culturelle.

Il y a différentes façons de concevoir une bonne communication, et toutes dépendent étroitement de la culture qui est la vôtre. Chaque individu interagit avec les autres selon son propre style de communication façonné en fonction de ses valeurs culturelles.
Même quand on parle parfaitement une autre langue ont continu bien souvent de penser dans sa langue maternelle et avec son propre style de communication. Pour faire un parallèle on compte toujours mentalement avec les chiffres de sa langue maternelle !

Je reviendrai sur ce sujet passionnant de la diversité culturelle qui mérite de plus amples développements.
En matière de globalisation on peut débattre sur le fait que la diversité culturelle constitue un frein au progrès ou une chance pour qu’il n’aille pas trop loin !

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